Archive for the ‘Uncategorized’ Category

The Voice of China

août 11, 2012

Nouvelle déclinaison du télé-crochet « Star academy », seul format télé que les américains aient acheté à une société française (Endemol) et non l’inverse, cette fois en Chine. Dans la guerre des titans que se livrent le millier de chaînes de télévision chinoises et l’opérateur historique CCTV, « Voice of China » et ses programmes de rattrapage en ligne est un enjeu exceptionnel.

Festivals rock et compétition économique internationale

octobre 13, 2011
Les enfants du rock sont-ils en train de se transformer en requins du business ? Depuis quelques années, la concurrence entre festivals de rock oblige certains organisateurs à recourir aux techniques de marketing les plus agressives. Le Journal de l’Intelligence Economique de France 24 d’Ali Laïdi s’est penché sur ce nouveau business dont le slogan pourrait être « faîtes la guerre économique et pas l’amour ». Invité : Pierre Gueydier
Par Victoire Meynial

Avec 48 festivals cet été, la compétition entre festivals devient rude. Et elle n’épargne pas les festivals historiques comme les Eurockéennes de Belfort (dans l’est de la France). Avec pourtant 23 éditions à leur actif et 90 000 spectateurs cette année, le co-programmateur du festival rock le reconnaît: les temps sont de plus en plus difficiles pour les festivals qui doivent se battre et redoubler d’astuces pour attirer le plus de spectateurs.

Signer de gros chèques est de plus en plus la méthode utilisée par certains organisateurs pour se démarquer de leurs concurrents et attirer le plus grand nombre de stars. Et pour cause, le prix des stars est soumis comme n’importe quel produit à la loi du marché de l’offre et de la demande. Avec un nombre de festivals croissant chaque année, il faut donc mettre les moyens. C’est la voie qu’a emprunté le festival Main Square d’Arras (nord de la France) qui se déroule d’ailleurs le même week-end que les Eurockéennes. Piloté par la multinationale américaine Live Nation, leader mondial dans l’organisation de concert, il a rassemblé cette année plus de 100 000 festivaliers pour un budget total tenu secret. Sa tirelire sert à se payer des artistes en exclusivité, histoire de se distinguer des concurrents. Ce qui implique que ces artistes ne peuvent aller jouer ailleurs. C’est ainsi que le festival a monopolisé le groupe britannique Cold Play pour toute l’année 2011.

Malgré cette concurrence financière, de nouveaux venus ne renoncent pas à se lancer dans l’aventure. C’est le cas de Musilac à Aix-les-Bains en Savoie. En 10 ans d’existence, le festival a su s’imposer dans la région Rhône-Alpes. Et le succès est au rendez-vous : 80 000 festivaliers en 2011. 4 fois plus que lors des premières éditions. Pourtant ce n’était pas facile d’attirer sur scène des artistes comme Morcheeba, Santana, Ben Harper ou PJ Harvey qui apprécie les petits festivals locaux. La chanteuse anglaise admet que « l’industrie du spectacle se transforme rapidement avec d’un côté les gros festivals et de l’autre les festivals locaux. Mais au final, le public est là pour la musique ».

Une vision peut-être un peu angélique alors que le triptyque business, sex and rock’n roll est en train de s’imposer de plus en plus.

Source : France 24

We are the world 25, l’art du remake

février 25, 2010

Sans faire de mauvais esprit à outrance, force est de constater que l’intervention humanitaire américaine à Haïti suite au tremblement de terre n’est pas totalement dénuée d’intérêt géostratégique, comme en témoigne cet article du sérieux Washington Post. Qu’il s’agisse de déploiement militaire, d’outils de diplomatie publique (le site 2010 Earthquake in Haiti) ou de prosélytisme des ONG religieuses, le dispositif de sauvetage d’Haiti par le grand frère américain force le respect.

Le remake, 25 ans après, du fameux « We are the world » s’inscrit dans ce contexte  de mélange de bons sentiments, de géopolitique et de buisness. Le clip réactualisé avec le gotha de l’entertainement américain est d’une étrange conformité par rapport à l’original. Une tradition, voire un rite, s’instituerait-il ?  Même image du melting pot américain, même métaphore du leadership américain sublimé par l’hymnodie, et pour tout dire même sentiment religieux et congrégationniste qui se dégage de ces plans hyper-redondants assez clairement inspirés du télévangélisme. Musicalement, il serait intéressant de comparer la facture musicale et textuelle de « We are the world » avec le répertoire musical de worship évangélique.

Trois éléments sont cependant à remarquer dans ce remake. En premier lieu, « l’apparition » de Mickaël Jackson comme figure tutélaire et inspiratrice, l’insertion dans le clip de plans enregistrés à Haïti où les victimes communient vocalement avec les stars américaines et enfin l’ombre tournoyante des hélicoptères des Marines dont on ne sait pas très bien si cette allégorie du hard power est là pour rassurer ou inquiéter.